26
juil

Espirito Santo en difficulté financière

Ce n’est plus un secret pour personne, le monde est en crise et cela fait quelques années déjà que plusieurs banques, partout dans le monde ont été fermées. Actuellement, la banque portugaise Espirito Santo semble également passer par une phase difficile qui la place dans une position bien délicate.

Faisons donc le point sur la difficulté financière que rencontre actuellement Espirito Santo.

 

Quelques mots sur Espirito Santo

Espirito Santo est le nom d’une illustre famille portugaise qui possède le « Holding Espirito Santo International », un très grand groupe qui œuvre dans plusieurs secteurs. Ce groupe possède une banque, des compagnies d’assurance et aussi diverses filiales axées dans les investissements et placements financiers, le domaine de la santé ou encore dans l’immobilier ou le secteur du tourisme.

Les activités de la Holding Espirito Santo ont commencé au cours du XIXe siècle et elles sont actuellement contrôlées par Espirito Santo Control et possède des branches, un peu partout dans le monde. Actuellement, Banco Espirito Santo est la principale banque du Portugal et elle aussi considérée comme étant le joyau du groupe.

Pourquoi Espirito Santo est-elle en difficulté financière ?

Les Portugais sont actuellement affolés à cause de la crise que rencontre la Banco Espirito Santo. En effet, il semblerait que cette banque traverse une drôle phase, car récemment, on a découvert qu’elle a dissimulé d’immenses dettes et qu’elle a oublié d’en payer d’autres. Ces faits placent donc la banque dans une position assez difficile et les Portugais ont raison d’être affolés par la situation.

En outre, il n’y a pas que les Portugais qui paniquent, tous les investisseurs sont également paniqués, car si ces problèmes ne sont pas rapidement réglés, le groupe sera en faillite et on peut alors craindre un effet domino à l’échelle internationale. En effet, ce groupe a des investisseurs Japonais, Brésiliens et Américains et les dettes en question s’élèvent à plus de 950 millions d’euros.

Quelles sont les éventuelles conséquences de cette crise ?

Selon les observateurs, la difficulté financière que rencontre actuellement Espirito Santo n’aura pas forcément de conséquences systémiques sur les autres pays étant donné que le problème est isolé, c’est-à-dire qu’il est uniquement situé au niveau du groupe Espirito Santo et de ses investisseurs. Toujours selon les observateurs, si les Portugais sont affolés par la situation actuelle du groupe Espirito Santo, c’est pour la simple raison que Banco Espirito Santo est la principale banque du pays.

Par ailleurs, étant donné que l’État portugais dispose d’une belle somme cash d’un montant de 15 milliards d’euros, le groupe peut donc compter sur l’État s’il ne trouve aucune solution. Dans ce cas-là, une recapitalisation de 2 milliards devrait être envisagée par le groupe Espirito Santo. Cependant, pour le moment, le groupe ne songe pas encore à demander de l’aide à l’État étant donné que récemment, il a procédé à une augmentation de son capital. Ainsi, actuellement, le capital d’Espirito Santo est de 1,5 milliard d’euros et il n’est pas impossible qu’il puisse régler lui-même ses problèmes financiers.

 

Étant donné la capacité du Portugal à se sortir des crises financières, il est fort possible que le groupe Espirito Santo en fasse de même. En effet, malgré tout, le groupe semble détenir des solutions intéressantes qui lui permettront de sortir de cette crise financière, qu’il classe d’ailleurs de crise financière passagère. Dans tous les cas, l’avenir nous dira comment le groupe Espirito Santo s’en sortira.

25
juil

Tout savoir sur l’amende record de BNP Paribas

bnp paribasL’affaire BNP Paribas a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois. Qu’en est-il vraiment de cette affaire ? Que devra payer la BNP ? Et pourquoi ? Si vous n’en aviez jamais entendu parler, ou encore si vous recherchez quelques détails à propos de cette affaire concernant l’amende record de BNP Paribas, alors restez avec nous.

Quels sont les torts reprochés à la BNP Paribas ?

La BNP Paribas a fini par s’avouer vaincue après de longs mois de joute avec les autorités américaines. En effet, cette banque française a finalement accepté de plaider coupable devant un tribunal de New York, pour collusion et falsification de documents commerciaux. Concrètement, les chefs d’accusation contre BNP Paribas portent sur la facilitation de transactions avec Cuba, l’Iran et le Soudan, transactions qui se chiffrent en milliards de dollars.

Ainsi, la banque est allée à l’encontre d’une loi fédérale américaine : l’International Emergency Economic Powers Act. A en croire le Financial Times, la BNP Paribas se penchait depuis 2005 sur la légalité des transactions effectuées. Le Wall Street Journal quant à lui affirme que les Etats-Unis avaient octroyé à la banque une autorisation d’opérer en Iran. Alors que les spéculations sur le montant de l’amende parlaient de chiffres situés entre 3 et 16 milliards USD, la justice a finalement tranché pour une amende record de 8.834 milliards USD pour BNP Paribas.

La BNP sera-t-elle en mesure de payer cette amende ?

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La question se pose alors si la banque est en mesure de payer cette amende, vu que les 1,1 milliard USD qu’elle avait prévu ne seraient pas suffisants. Il faut savoir alors que le paiement de cette amende poussera la banque à renoncer à ses bénéfices pour l’année 2014, alors que cette banque est l’une des plus performantes et des plus solides en Europe. D’ailleurs, l’ACPR a annoncé que la BNP Paribas était tout à fait en mesure de faire face à cette situation dans la mesure où sa solvabilité et sa situation de liquidité étaient à toute épreuve.

De plus, les amendes sont déductibles d’impôts aux Etats-Unis, ce qui devrait soulager la banque ne serait-ce qu’un peu. Par exemple, la JPMorgan était tenue de payer 5,1 milliards USD l’année dernière, alors qu’elle n’a payé au final que 2,2 milliards USD. Le doute plane toutefois sur le caractère déductible de cette amende de la BNP Paribas dans la mesure où ses bénéfices ne sont pas domiciliés aux Etats-Unis.

Les clients doivent-ils s’inquiéter pour leurs fonds ?

A ce stade, il est tout à fait légitime pour les clients de la banque de se demander si leurs fonds sont en danger. En réalité, il n’en est rien, car la banque dispose d’un fonds de garantie des dépôts bancaires. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France a d’ailleurs souligné le fait que les clients de la BNP Paribas ne devraient en rien s’inquiéter, et que le seul impact que l’amende aurait serait éventuellement la diminution des crédits octroyés.

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En effet, ce serait aux fonds de garantie des dépôts et résolutions d’indemniser les clients de la banque si jamais cette dernière venait à défaillir. En cas de faillite de la banque, chaque client serait alors indemnisé jusqu’à un plafond de 100.000 euros. Fort heureusement, la BNP Paribas et un grand nombre de ses filiales sont adhérents au FGDR : cette adhésion figure d’ailleurs comme une obligation des banques souhaitant opérer en France.

22
juin

La baisse de la consommation en hypers et supermarchés

Les consommateurs ont commencé à bouder les hypermarchés et les supermarchés. Ce phénomène est dû à plusieurs facteurs, dont les principaux sont le pouvoir d’achat et la crise économique. Les hypermarchés sont-ils appelés à disparaître, voire se réorganiser ?

La recrudescence des commerces de proximité

Il est désormais de notoriété publique que les hypermarchés n’attirent plus autant les clients. D’un côté, cela provient de la politique de prix des hypermarchés et des supermarchés qui ne plaisent pas aux clients. Mais d’un autre côté, il faut également considérer un contexte de crise dans ce renouveau des marchés. En effet, les ménages n’ont plus le temps de passer beaucoup de temps dans les hypermarchés : pour faire leurs courses, ils vont directement dans les commerces de proximité afin de gagner du temps.

De plus, les prix pratiqués n’affichent pas de grandes différences, ce qui a tendance à pousser les clients peu à peu dans les bras des commerces de proximité. Ces derniers voient en effet leurs chiffres d’affaires en progression nette de plus de 10 % en moyenne. Désormais, lorsque les ménages vont dans les hypermarchés ou les supermarchés, ils y vont pour acheter un produit précis, et non pour y faire les provisions comme il y a quelques années.

Les marchés bio attirent de plus en plus de monde

Qui l’eut cru ? Les marchés bio commencent à trouver leur public. En effet, de plus en plus de Français se sont tournés vers les marchés bios malgré leurs prix qui sont légèrement au-dessus de la moyenne et prfèrent choisir des produits de qualité sous un parasol forain que de faire la queue dans le rayon bondé d’un hyper pour des produits souvent de qualité moindre. Évidemment, la bonne santé a un prix et les Français l’ont bien compris. Il faut savoir en effet qu’en 2012, le marché des produits bio a atteint le chiffre astronomique de 3,7 milliards d’euros en 2012. Par rapport à l’année 2010, il y a donc eu une hausse de 0,4 milliard. Les entreprises bio ont relevé un défi : celui de faire face à la crise et d’inciter les Français à consommer bio pour avoir une meilleure santé.

Les surgelés et les conserves ont certes encore de nombreux aficionados, mais un renouveau des marchés est bel et bien en marche. La France commence alors à trouver sa place parmi les pays qui pratiquent l’agriculture biologique dans le monde. Par ailleurs, l’on a recensé entre 2008 et 2010 plus de 1500 nouveaux produits alimentaires et boissons biologiques. La demande est en effet en constante hausse, tous les ans.

Les hypermarchés se battent pour subsister

Depuis quelques années, les hypermarchés et les supermarchés se débattent et font tout leur possible pour regagner leurs clients. Pour cela, ils s’orientent presque tous vers les formules de promotions en tous genres. Certaines enseignes profitent d’ailleurs de la rentrée scolaire pour attirer la clientèle : si Auchan a lancé l’opération 100% rentrée, les hyper U ont quant à eux misé sur l’opération « boom des économies ».

Même le géant Carrefour qui occupe la place de numéro un parmi la grande distribution de l’Hexagone a dû recourir à cette méthode. Il a alors lancé une campagne de distribution de carnets de chèques-cadeaux d’une valeur de cent euros pour leurs clients. En tout, ce sont 130 millions de chèques-cadeaux qui ont été distribués dans les 232 hypermarchés Carrefour en France. Cette opération a coûté 1,3 milliard d’euros à l’enseigne, mais elle estime que cela est un mal nécessaire pour faire revenir les clients et combattre le phénomène commerce de proximité.

5
juin

Le gaz de schiste : nouvel enjeu énergétique et écologique

schisteLe gaz de schiste est  un gaz non conventionnel qui est obtenu par un procédé d’extraction autre que celui utilisé en principe pour extraire le gaz naturel. Ce type de gaz est obtenu à partir d’une technique qui consiste à fracturer la roche qui renferme des hydrocarbures par procédé d’injection d’une énorme quantité d’eau et de certains produits chimiques dans cette roche même. Cependant, comme l’un des éléments à utiliser pour arriver à cette extraction (donc la fracturation de la roche) touche à un domaine essentiel écologique pour la planète, le gaz de schiste prend désormais des caractères d’enjeu écologique et aussi énergétique à l’échelle mondiale.

Le gaz de schiste, un enjeu énergétique en France

L’exploitation du gaz de schiste se révèle être un enjeu énergétique considérable en France. Surtout depuis que la transition énergétique est devenue une nécessité à entreprendre et ce, même à travers le monde.

Et comme selon les informations recueillies auprès de l’Agence américaine d’informations énergétiques (EIA) la France possèderait près de 5 100 milliards de m3 de réserves exploitables en gaz de schiste, l’enjeu est d’autant plus important.

Donc plus concrètement en produisant juste 20 milliards de m3 chaque année de gaz de schiste, les Français auraient à leur disposition 17,2 millions de tonnes en égalité pétrole. Ce qui équivaudrait à 12% de leur production en énergie, donc des chiffres qui valent le coup de s’y pencher. Surtout lorsque l’on sait que les dépenses du pays en matière d’importation de gaz ainsi que de pétrole se montent à la bagatelle d’une soixantaine de milliards d’euros !

L’exploitation du gaz de schiste représenterait un danger écologique

Le procédé d’extraction du gaz de schiste engendre un énorme enjeu écologique pour la planète. En effet la technologie de la fracturation de la roche schiste qui contient les hydrocarbures nécessaires exige une quantité d’eau démesurée de l’ordre de 10 000 à 15 000 m3 d’eau pour chaque puits d’extraction. Pour se faire une idée plus pratique, cette quantité demandée par puits est l’équivalent de l’eau qui peut remplir 4 piscines de dimensions olympiques !

A ce facteur non négligeable s’ajoutera également les risques fortement encourus pour une possible pollution de la nappe phréatique ainsi que des rivières avoisinantes due aux additifs chimiques indispensables pour que l’extraction aboutisse au résultat recherché. D’ailleurs le cas s’est révélé récemment aux USA, le premier producteur de gaz non conventionnel au monde. Des puits d’eau potable proches des centres d’extraction de gaz schiste seraient effectivement empoisonnés.

Le fluoropropane pour une extraction du gaz de schiste plus « propre »

Après que plusieurs objections et interdictions ont été la réaction d’un très grand nombre de pays (dont la France) face aux réels dangers occasionnés par la fracturation hydraulique de la roche schiste, une recherche de procédé plus « propre » a abouti à l’alternative NFP ou le fluoropropane. Il est à noter que la fracturation hydraulique avec moins d’eau que les 10 000m3 mentionnés était déjà expérimentée à succès. L’inconvénient était que le propane, une matière très inflammable, était mis à contribution ce qui rendait très dangereuse l’activité industrielle. Le NFP ou non flammable propane présenterait les mêmes atouts que le propane mais exempté de l’inconvénient.

Le NFP et l’environnement

L’Office ainsi que l’ONU s’accordent à dire que le NFP n’est pas si inoffensif qu’on le prétend pour le climat planétaire. En effet la substance contribuerait déjà aujourd’hui à la production de 0,05% de gaz à effet de serre et elle serait également de 3 000 fois plus puissante que le dioxyde de carbone en pouvoir de réchauffement. De plus à moyen terme, l’emploi du NFP sera contraire aux prévisions de l’UE qui projette de diminuer l’utilisation de gaz fluorés de près de 80% jusqu’en 2030.

27
avr

L’évolution du marché des produits capillaires

Les produits capillaires représentent dans le monde la cosmétique un marché dynamique mais en revanche plutôt exigeant. Avec l’arrivée de la crise économique, comme pour tous les secteurs d’activité, le marché des produits capillaires a lui aussi connu une perte de vitesse.

Reprise du marché à coup d’innovations révolutionnaires sur les produits capillaires

De tous les segments du marché des produits capillaires, le shampooing a plutôt tendance à détenir la plus grosse part de ce marché. Mais c’est sans compter avec l’apparition de plusieurs autres segments qui sont accompagnés de techniques toujours plus innovatrices dans leur conception. Entre autres, la coloration, les soins en tout genre et dernièrement le lissage ont contribué à la redynamisation de ce marché qui s’est un peu essoufflé.

Des produits aux formules encore plus rapides et efficaces

Les produits capillaires ont évolué, ce qui a entraîné également une évolution à la hausse du marché capillaire. Les fabricants ont misé sur le gain de temps, les formules professionnelles efficaces, les soins qui s’apparentent aux produits de coiffage, … Désormais, il est proposé sur le marché des shampooings 2 ou 3 en 1 qui assurent en un seul geste plusieurs fonctions autrefois présentées en 2 ou 3 flacons. Les produits de coloration sont aussi disponibles sous le format shampooing pour plus de rapidité. Les soins après shampooing et le défrisage sous forme de lissage remportent aussi un grand succès auprès de la clientèle.

Le segment coloration continue à entretenir le dynamisme du marché

Si durant la crise économique, la coloration a un peu perdu de sa luminosité sur le marché des capillaires, la tendance a repris ces 3 dernières années. La nouvelle formule de la coloration sans ammoniaque, l’aspect soin protecteur qui y est associé et enfin une qualité de couleur exceptionnelle a boosté le marché de la coloration. Les grandes marques misent alors sur la nouveauté des produits et leurs performances, la facilité de l’utilisation à domicile, et sur l’esprit d’innovation qui séduisent de plus en plus les consommatrices.

Le lissage, le nouveau moteur turbo du marché des produits capillaires

La créativité et l’innovation dans le domaine de la coiffure ne sont pas encore prêtes de s’essouffler ! En effet la nouvelle génération des produits de lissage capillaire a remporté un succès monstre dès son lancement. Finis les frisottis, adieu les cheveux crépus, place à la chevelure parfaitement lisse en toute saison ! Même à la plage, au bord de la mer, les femmes seront fières de leurs beaux cheveux lumineux et lisses. Les spécialistes ont trouvé la formule gagnante qui révolutionnera le marché des produits capillaires : le lissage brésilien (encore appelé défrisage brésilien). Cette formule magique pour les cheveux rebelles et indomptables avec ses accessoires prometteurs de soins et de longue durée est la plus grosse tendance capillaire du moment.

Un marché désormais plus florissant

Avec les formules à domicile symbolisées par les différents kits de lissage, de coloration, … le marché des produits capillaires est dorénavant en plein essor. Il ne reste plus qu’à espérer que les attentes toujours plus exigeantes des consommateurs puissent être toujours devancées par l’esprit sans cesse innovateur des professionnels du métier.

 

25
avr

Les procès à répétition contre Google peuvent-ils changer quelque chose ?

Attaquer le géant américain Google en justice servirait-il à quelque chose ? A-t-on des chances de gagner face à ce groupe d’envergure mondiale et qui plus est protégé par une armée d’avocats aussi redoutables les uns que les autres ? Les procès intentés à répétition contre Google ont-ils un impact sur sa puissance et à sa politique d’agissement ?

Certains ont gagné contre Google

Il a été prouvé que Google n’est pas aussi invincible que l’on pourrait le croire ! En effet certaines sociétés qui ont engagé des poursuites judiciaires contre ce géant de la recherche sur internet et qui ont plaidé leur cause au tribunal ont pu avoir gain de cause. En 2011 une presse belge qui avait intenté un procès contre Google pour des histoires de reproduction de textes et images issus de ses journaux a pu obtenir victoire suite à une décision du tribunal.

En outre, il a été constaté en 2012 que la société Vringo qui avait accusé Google a également remporté contre la procédure d’appel engagée par ce dernier. La plainte en question était cette fois que Google aurait enfreint la loi en ayant violé des brevets technologiques acquis par Vringo pour servir son propre intérêt à travers des publicités.

Impact des procès à répétition sur la position mondiale de Google

Malgré qu’il ait dû verser des sommes faramineuses à ses « victimes » lors des verdicts en sa défaveur, le géant du moteur de recherche et de publicités sur internet continue de garder sa place de leader mondial dans ce domaine, et tient toujours tête à ses concurrents.

En effet depuis que le procès qui l’opposait à la Guilde des auteurs sur son projet de numérisation géante des livres et ouvrages (Google Books) a été finalisé en faveur de Google, ce dernier a encore repris de l’avantage par rapport à ses concurrents sur internet.

Les procès changent-ils quelque chose pour Google ?

A cause de sa position dominante dans le domaine de la pub et du moteur de recherche actif sur le net, Google est souvent exposé à des procès venant de la concurrence qui l’accuse en général d’user de moyens déloyaux dans sa façon d’opérer.

Toutefois, Google ne semble pas s’en formaliser car les plaintes pour tous les motifs imaginables (et inimaginables ?) déposées à son encontre ne semblent guère s’amenuiser. « Protéger la concurrence ainsi que les droits d’auteur » reviennent souvent en tant que  mobiles de ces plaintes.

Actuellement afin de se prémunir contre les procès répétés pour cause de violation de brevet à son encontre, Google s’est allié à Apple pour faire bloc face à ces vendettas intempestives. Ainsi ces 2 géants de l’industrie se trouvent être les chefs de meute de près d’une quinzaine d’entreprises pour protéger leurs arrières. Il est à noter que les « indésirables » sont donc ici les petites entreprises dont l’activité principale est de gérer des propriétés intellectuelles qu’elles soupçonnent d’être illégalement utilisées par Google et Apple, étant les numéros 1 dans le monde en matière de smartphones.

Ce sera pour ainsi dire peine et argent perdus d’essayer de traîner en justice ces leaders du monde ! D’autant plus que pour renforcer encore plus sa cuirasse de protection contre les éventuelles attaques, Google a signé des accords avec Samsung et Cisco par l’intermédiaire desquels chacune de ces 3 firmes accepte de mettre à la disposition de l’autre ses propres propriétés intellectuelles.

 

20
avr

Crise de la dette américaine : faut-il s’inquiéter ?

Les problèmes financiers auxquels doit faire face les Etats-Unis se trouvent désormais au cœur de l’actualité mondiale. Une grosse crise de la dette américaine, soit une incapacité à honorer les échéances, un déficit budgétaire considérable, des marchés du crédit affaiblis, … tout cela contribue à diminuer quelque peu la confiance des investisseurs qui auparavant trouvaient en les USA un potentiel attrayant pour faire des placements.

Pourquoi faut-il s’inquiéter ?

Il sera difficile aux Américains de redresser leur économie car si auparavant ils avaient pu le faire avec une augmentation de la croissance économique de leur consommation grâce aux multiples marchés de crédits, cette fois-ci sera plus incertain. En effet le consommateur américain ne pouvant plus affronter ses propres dettes s’est mis à l’épargne et a resserré sa ceinture au niveau de ses dépenses. Les marchés de crédits s’en sont donc retrouvés affaiblis et l’amélioration de la croissance économique par consommation en a pris un coup !

En outre, face à cette évidence, si les autorités américaines continuaient à augmenter leur masse monétaire, cela entraînera inévitablement à moyen ou à court terme une dévaluation du dollar américain, ce qui devrait fortement inquiéter les détenteurs d’actions de réserve en dollar. Et si cette tendance à la baisse perdurait (car les Américains pourraient adopter comme politique de renflouement une baisse du dollar pour une reprise de ses exportations et une limitation de la défaillance commerciale), les articles et produits américains à prix plus attractifs s’empareront du monopole de tous les marchés étrangers. Cela reléguerait les produits des autres pays au second plan.

Par ailleurs, nul n’est sans savoir que la croissance de la plus grande partie de la planète dépend d’une reprise économique des Etats-Unis, car c’est quand même le 3ème pays le plus propice aux investissements avec les meilleures des entreprises mondiales de multiples secteurs, tout en étant le leader en matière de compétitivité.

Une forte capacité américaine à s’en sortir

Cependant face à ces appréhensions, l’espoir est permis pour une amélioration de cette crise de la dette américaine. En effet, le pays américain fait partie des pays, sinon le seul, à avoir adopté une politique drastique aussi vite que possible dès que s’est déclarée la crise. Il n’y a pas de raison pour que cette fois-ci encore, il arrive à répéter l’exploit.

Les Etats-Unis annoncent des mesures exceptionnelles à partir de Février 2014

Face à la situation de leur crise de la dette, les Américains ont décidé d’adopter certaines mesures exceptionnelles afin d’échapper à un éventuel défaut de paiement de leur part. Ainsi tandis que le plafond autorisé de leur dette devrait être rattrapé, le Trésor américain avise publiquement qu’il va procéder à une suspension d’émission de bons du Trésor à faible taux d’intérêt qui étaient octroyés aux différents Etats fédérés ainsi qu’aux communes et départements du pays. Cette mesure draconienne est prise, selon les dires du ministère, dans le but d’essayer de réduire la taille de la dette de l’Etat fédéral qui se trouve d’ailleurs imposé dans le cadre de la limitation du plafond autorisé de la dette.

 

16
avr

Le système des séjours au pair fonctionne-t-il toujours ?

Concrètement, le système des séjours au pair est un système permettant à un jeune de partir dans un pays étranger pour à la fois apprendre une langue et découvrir une culture, cela en échange d’un certain travail (babysitting, travaux ménagers) au sein d’une famille d’accueil. Le « stagiaire » est alors logé et nourri, et dans la plupart des cas, perçoit une certaine rémunération (environ 300 euros par mois). Travailler au pair en échange d’un logement et de la nourriture, c’est un concept qui existe depuis fort longtemps. On en retrouve les premières traces dès 1840. Mais est-ce que ce système fonctionne toujours à l’heure actuelle ?

Le concept s’est développé au fil des années

Après la deuxième guerre, le concept s’est fortement développé en Europe. L’on parle alors de voyageurs au pair, et les pays de destinations commençaient à devenir de plus en plus nombreux : Angleterre, France, Irlande, Suède, Espagne, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Italie, Norvège, Islande, Etats-Unis, Suisse… Face à cela, il est devenu nécessaire d’encadrer ce système. Aussi, un accord Européen a été créé à Strasbourg en 1969, un accord qui fut par la suite ratifié par de nombreux autres Etats en 1971. Celui-ci définissait alors les différentes conditions des séjours au pair pour prévenir les différents problèmes moraux, sociaux et/ou juridiques que pouvaient occasionner ce système.

Même principe de base

Aujourd’hui, comme le dit justement l’organisme 123aupair.fr, le principe fondamental reste le même : le voyageur au pair est logé et nourri au sein d’une famille d’accueil, et il devra participer en échange à la vie de famille (garde des enfants, travaux ménagers, etc.). Il peut également percevoir une certaine rémunération en contre partie de ces prestations à la famille. Mais en plus de cela (et en fonction du pays de destination), le voyageur au pair doit également bénéficier d’une protection sociale. En guise d’exemple, le voyageur au pair est couvert par l’assurance maladie, maternité et par l’assurance accidents du travail en France. Ce qui veut dire qu’il doit être immatriculé et déclaré à la Sécurité sociale. Ce sera à la famille d’accueil de s’acquitter de ses cotisations.

Il existe aussi certaines conditions et obligations à respecter par les deux parties. Ainsi, la famille d’accueil doit fournir une chambre individuelle au voyageur au pair, lui donner une certaine rémunération d’environ 300 euros (une somme qui est surtout considérée comme de l’argent de poche pour le voyageur au pair). La famille d’accueil devra même lui adresser un bulletin de paiement. Le voyageur au pair doit bénéficier d’un jour de repos par semaine, au minimum, et doit avoir une certaine liberté au niveau de ses horaires, vu que l’objectif premier de son voyage est l’apprentissage. D’ailleurs, la famille d’accueil devra également participer aux frais de transport et d’apprentissage du voyageur au pair.

De son côté, le voyageur au pair doit respecter certains quotas horaires imposés par le type de séjour choisi. Par exemple, pour un séjour au « demi-pair », il faudra qu’il effectue 3 heures de travail par jour sans rémunération, et 3 soirées de babysitting par semaine. Pour un séjour « au pair », il devra effectuer 30 heures de travail hebdomadaire, 4 soirées de babysitting, et 2 à 3 heures de cours de langue par semaine (généralement payés par la famille d’accueil. Il existe encore le séjour « au pair plus », pour lequel le voyageur au pair devra effectuer 35 heures de travail hebdomadaire, 3 à 4 soirées de babysitting, pour une rémunération de 350 euros par mois. Bien entendu, ces conditions ainsi que la durée du séjour peuvent varier d’un pays de destination à un autre. D’où l’importance pour les candidats de bien se renseigner.

4
mar

La réforme du statut de stagiaire est-elle nécessaire ?

Le domaine du stage en entreprise est également concerné par les réformes promises par le gouvernement Hollande. En effet à cause des abus perpétrés par certains employeurs sur leurs stagiaires, une réforme dans le statut de ces derniers s’impose selon le ministre du travail. Comme plusieurs de ces stagiaires se retrouvent finalement à substituer à de vrais emplois, l’utilisation abusive du concept doit être éradiquée. Voici les genres d’abus qui ont couramment cours dans les entreprises qui ont amené à la nécessité de cette réforme.

Un statut qui prête « volontairement » à confusion

Une période de stage s’assimile à une période de pratique réelle dans une entreprise qui vise à appliquer les acquis théoriques d’une formation. Toutefois, le statut de stagiaire d’entreprise ressemble trop souvent à un statut de salarié d’entreprise. Certains employeurs exploitent cette forme de main d’œuvre à laquelle ils ne sont pas tenus d’offrir rémunération. Et comme le marché du travail se trouve désormais en grande difficulté en France, bon nombre de stagiaires sont enclins à tout accepter dans l’espoir de décrocher finalement le job à l’issu du stage.

Les stagiaires sont de vrais travailleurs sans protection sociale

Même en assurant toutes les fonctions d’un employé salarié, un stagiaire ne jouira pas des mêmes avantages qui devraient normalement en découler. En étant intégré dans l’entreprise en tant qu’étudiant à la recherche d’expérience professionnelle, le stagiaire ne pourra pas prétendre à une rémunération de la part de son employeur. Encore pire, le droit du travail n’impose aucune règle pour la protection sociale en ce qui concerne les stagiaires !

Aucun droit ni avantage en contrepartie du travail fourni

Le stagiaire n’aura droit ni à la cotisation retraite, ni à la participation à une assurance chômage malgré un travail de salarié. Le statut de stagiaire n’implique ni la réception d’une forme de rémunération équivalente au travail fourni ni le RMI. Au plus, il percevra 30% du SMIC soit la modique somme de 360 €. Les congés payés et le RTT ne sont pas accessibles au stagiaire, ce qui suggère donc une durée de travail plus longue qu’en étant un salarié. Quant à la question d’adhérence à un syndicat pour prétendre à de meilleures conditions de travail, le stagiaire n’a pas le droit de profiter de ce genre de protection sous risque de se faire remercié sans préavis ni motif.

Qu’en est-il aujourd’hui de la situation de cette réforme ?

La dernière semaine du mois de février 2014 a vu la réforme tant promise du statut des stagiaires décidée à l’Assemblée nationale. Une proposition de loi socialiste qui a comme objectif  de mieux définir les stages et mieux protéger les stagiaires des différentes formes d’abus en entreprise a donc été votée. Il ne tient qu’au Sénat d’adopter ou non cette réforme.

Les changements votés par l’Assemblée

Parmi les amendements adoptés par les députés de l’Assemblée nationale, les stagiaires ne devront pas travailler plus longtemps que les salariés de l’entreprise. Les travaux à risque ne devront pas être inclus dans les attributions des stagiaires. Le statut de stagiaire devra par ailleurs bénéficier de tickets de restauration à l’instar de tous les employés. En ce qui concerne la question qui se rapporte aux frais de transport, les entreprises qui accueillent des stagiaires en formation devront assurer une partie des ces dépenses de déplacement. Quant aux stages qui dureront plus de 2 mois, ces avantages seront obligatoires et ce à partir de la première journée effective du stage. Les stagiaires seront également du ressort de l’inspection du travail.

 

23
jan

Le marché de l’emploi redémarre-t-il vraiment en France ?

En juin 2013, le président François Hollande avait promis aux Français une reprise économique. Un mois plus tard, il affirmait que « la reprise est là ! », notamment lors de la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet. Qu’en est-il aujourd’hui ? Est-ce qu’il y a réellement reprise économique ? Et qu’en est-il du marché de l’emploi, est-ce qu’il redémarre réellement en France ? Voici quelques éléments de réponse.

Distinction entre arrêt de la crise et reprise économique

En tout cas, les chiffres sont positifs, personne n’ira le contredire. Mais ils sont également à prendre avec des pincettes, car il n’y a pas d’amélioration significative, permettant d’affirmer que l’on se trouve réellement face à une reprise économique. En effet, il se trouve que le PIB français a connu une hausse de +0,5% au deuxième trimestre, pour stagner à +0,0% au troisième, avant de reprendre à +0,4% au quatrième trimestre. Il serait plus approprié de dire que l’on est plutôt face à un arrêt de la crise, plutôt qu’à une reprise économique. D’après l’Insee, l’on peut noter une progression au niveau de nombreux secteurs, mais cela reste insuffisant pour inverser la tendance au niveau de l’emploi.

Vers une hausse du taux de chômage d’ici juin 2014 ?

D’après les dernières prévisions de l’Insee, il faudra prévoir une hausse du taux de chômage d’ici juin 2014. Ce taux devrait ainsi s’élever à 11% à cette période, s’il était encore à 10,9% à la fin du troisième trimestre de l’année dernière. Selon Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture de l’institut de statistiques, la progression du taux de chômage devrait être en moyenne de 0,3% par trimestre. Ce qui montre toutefois une certaine stabilité, contrastant avec la tendance à la hausse qui prévalait en 2012 et 2013. D’après lui, cela pourrait s’expliquer par « une reprise de l’activité, poussive, mais reprise quand même, qui fait que les entreprises vont arrêter de diminuer leurs effectifs ».

François Hollande reste confiant

Ainsi, l’on parle plutôt de stabilisation. Mais de son point de vue, François Hollande reste optimiste, et voit plutôt une bonne occasion d’inverser la courbe du chômage cette année 2014. Selon lui, tout est déjà en place pour que l’inversion de la courbe puisse se faire, comme les mesures en faveur de l’emploi des jeunes. Michel Sapin, ministre du Travail, d’estimer même que l’objectif du gouvernement est « déjà atteint », notamment avec la baisse du taux de chômage auprès des jeunes, et avec la baisse du nombre de demandeurs d’emploi au quatrième trimestre de l’année dernière.

Cependant, cette stabilisation pourrait également ne pas traduire la réelle tendance du marché de l’emploi. D’après Laurent Clavel, responsable de la synthèse conjoncturelle de l’Insee, « ce qui stabilise le taux de chômage entre le troisième et le quatrième trimestre, ce sont les emplois aidés ». Grâce à cela, les emplois non marchands devraient toujours continuer sur leur progression (33.000 postes) durant ce premier trimestre 2014. Mais face à l’augmentation de la population active (113.000 personnes), le taux de chômage devrait encore progresser, pour atteindre 11%, comme dit plus haut.

Pas de miracle possible

Le fait est que l’économie ne crée pas suffisamment d’emploi par rapport au nombre des demandeurs d’emploi, lorsque le taux de croissance se situe à moins de 1,5%. Pourtant, les estimations chiffrent ce taux à 0,9% pour 2014. Ceci dit, c’est déjà bien mieux qu’en 2013 (0,2%). Mais on reste encore loin d’une reprise solide au niveau du marché de l’emploi. Aussi, cette stabilisation pourrait bien faire place à une reprise possible, mais pour l’instant, ce n’est pas encore le cas.