30
Juin

Le marché du funéraire en pleine révolution

Quand on parle de marché du funéraire ou des obsèques, nous avons le réflexe de penser au croque-mort, à la mort, au glauque, au lugubre. Et pourtant ces dernières années, le marché a beaucoup évolué : il s’est relooké et a cherché à se rapprocher de la clientèle avec professionnalisme, surtout sortir de ces clichés qui nous hantent encore.

Du professionnalisme dans le marché du funéraire

L’une des grandes révolutions du marché funéraire est le professionnalisme du métier. En effet, il ne suffit plus, aujourd’hui de vouloir être conseiller funéraire pour en exercer les fonctions. En effet, depuis le 1er janvier 2013, ce métier doit passer par des études universitaires que proposent la faculté parisienne, Dauphine, qui seront ensuite sanctionnées par un DUT de « Management funéraire ».

La révolution numérique

Le marché funéraire s’est mis au numérique. En effet, les familles peuvent choisir les cercueils, les capitons sur des écrans tactiles où un logiciel donne ensuite un devis, qu’elles peuvent imprimer à la fin. Des comparateurs de devis d’obsèques permettent de se faire une idée des prix. L’utilisation de l’outil informatique et surtout d’Internet s’est généralisée dans les activités des services funéraires. Certaines enseignes proposent l’accès Wi-Fi, des connexions USB sur les écrans plasma pour assurer au maximum la personnalisation et le confort des familles lors des cérémonies.

Les services en ligne dans le funéraire

Les services en ligne dans le marché du funéraire se font de plus en plus nombreux. A l’instar de « France tombale : le spécialiste du monument funéraire » qui propose la personnalisation des pierres tombales, des urnes funéraires. Cela permet pour certains de tout prévoir à l’avance, pour être sûrs que leurs dernières volontés soient respectées par leurs proches et pour ne pas les gêner dans les démarches et financièrement. Certaines enseignes proposent même de filmer les funérailles ou de le mettre en streaming.

Des prix de plus en plus compétitifs : le low cost

Les enseignes de pompes funèbres se font une guerre des prix pour proposer des services à moindre prix sur le marché funéraire, puisque les capacités financières des clients sont réduites du fait de la crise.

Expansion de l’assurance obsèques

L’assurance obsèques est une assurance très méconnue du public et pourtant qui pourrait aider vos proches à alléger les charges lors de votre décès. En effet, cette assurance propose le versement d’un capital lors de votre décès pour financer vos obsèques. Bien que peu connu, le marché de l’assurance obsèques connait une certaine expansion, puisque un Français sur cinq y souscrit.

La personnalisation de vos obsèques

Certains sites proposent de mettre en ligne les avis d’obsèques, pour vous permettre de réduire vos frais pour les publications dans les journaux. Aujourd’hui, vous pouvez tout personnaliser : du parcours du convoi aux cérémonies, en passant par la crémation ou l’inhumation.

Le marché du funéraire : innovations dans le secteur

Au service de l’écologie, certaines enseignes de pompes funèbres proposent de nos jours des cercueils biodégradables et composés à 100% de fibres naturelles, d’amidons de maïs et de pomme de terre. De même, d’autres enseignes offrent un nouveau concept : celui d’une urne biologique biodégradable qui contiendrait la graine de l’arbre de votre choix, qui sera ensuite planté : un excellent moyen de reboiser nos terres.

25
Fév

Le statut des indépendants : un enjeu de la présidentielle 2017 ?

Le portage salarial est arrivé en France depuis les années 80 et se développe à grand pas depuis les années 2000. Cependant, la crise de 2008 a promu ce nouveau principe que tous les habitants de l’hexagone semblent agréer, une réforme du statut des indépendants, qui est tout à fait à la portée de la majorité et aussi bénéfique que le statut de salariés. Est-ce une coïncidence que la crise et la création de cette authentique rénovation soient tombées au même moment ? Ou tout simplement un pur hasard ?

portage-salarial

La nouvelle politique qui favorise, entre autre, la profession libérale

Travailler en tant qu’indépendants paraît plus intéressant que d’intégrer une entreprise, étant donné qu’avec le principe du portage salarial, vous bénéficiez des mêmes avantages que les salariés grâce à une entreprise de portage (URSSAF, retraite ARRCO AGIRC, prévoyance, formation professionnelle continue, Pôle Emploi, etc.). Il existe une définition sur le site RH Solution pour ceux qui réclament plus de détails à ce sujet.

Comment fonctionne réellement le portage salarial ?

C’est simple, il s’agit de créer une activité qui vous permet de vous éclore : le but est de favoriser l’auto-entreprenariat et que vous soyez votre propre patron dans ce que vous faites. Les privilèges sont attachants : sans risque de requalification en contrat de travail ainsi qu’une bonne couverture sociale. La prestation est déterminée par l’entreprise de portage qui vous informe sur vos attributions sans avoir recours à des paperasses administratives. La meilleure des conditions qu’un travail puisse offrir à un prestataire.

Le renforcement des métiers en freelance : profusion de la micro-entreprise

C’est absolument une innovation bienfaisante tant pour les indépendants que les entrepreneurs. Aucun critère n’est forcément exigé, étant donné que c’est destiné aux personnes exerçant un métier en freelance, et qui profitent pleinement de la libération des contraintes administratives. Ceci est idéal pour les jeunes diplômés qui souhaiteraient conditionner une fonction intellectuelle sécurisée, tout en générant un épanouissement personnel. Les retraités sont également concernés par ce fait.

Un avis partagé sur le sujet : qui sont pour cette réforme ?

Cette amélioration du statut des indépendants reste néanmoins un sujet assez sensible pour ceux qui s’accrochent à l’ancienne politique du salariat. Les républicains sont partagés sur le sujet puisque certains pensent qu’innover ne se passe pas forcément dans le bon axe, contrairement à d’autres qui optent pour ce principe. Est-ce par manque d’informations ou une ignorance par rapport à la loi travail ? On ne le saura jamais !

Le portage salarial reste une option totalement ingénieuse et novatrice de par le fait qu’il n’offre que des avantages tournés à vos intérêts personnels. Cependant une réforme ne peut pas toujours plaire à tout le monde, étant donné que chacun a son propre point de vue par rapport à la sécurité d’un travail, et le choix n’appartient qu’à l’employé. A savoir si cette évolution sera vraiment plus répandue l’année prochaine ! En tout cas, ce peut être un projet à succès pour le futur candidat à la présidence.

15
Fév

Facebook va-t-il revenir en Chine ?

C’est tout à fait inconcevable qu’on n’ait pas de moyen de communication dans un pays. C’est vrai qu’on a de plus en plus de réseaux sociaux efficaces comme Facebook, Twitter, YouTube et tant d’autres sites. Mais parfois, on peut tomber sur des personnes qui en font souvent mauvais usage (et il y en aura toujours). C’est assez compréhensible que la Chine ait décidé de censurer ces sites. Néanmoins, les chinois ont trouvé comment contourner la grande muraille informatique.

facebook

Qu’est ce qui a créé cette censure ?

Facebook et les autres réseaux sociaux tels que Twitter, YouTube etc., sont bannis de la République Populaire de Chine depuis 2009. Ceci est dû au fait qu’une minorité musulmane engage une manifestation mortelle a Xinjiang. Mais l’Etat interdit également l’intégration du site New York Times depuis 2012, dû à une publication indésirable. Cependant, cette réforme fut supprimé en 2013 et autorise les sites étrangers dans la zone libre-échange de Shanghai.

Quels sont les principes de la censure ?

Il s’agit là tout simplement d’un désaccord du gouvernement par rapport à l’utilisation d’un réseau donné. De ce fait, il a décidé de bloquer l’accès direct à ce dernier depuis la délimitation de son pays. L’URL du site auquel vous voulez vous connecter est directement cernée.

Comment les chinois communiquent entre eux ?

Certes, Facebook est interdit en Chine. Mais les internautes ont trouvé une autre technique pour détourner la censure : ils ont le choix entre les Proxy ou les VPN (Virtual Private Network). Mais qu’est-ce que c’est exactement ? Ce sont donc des types de réseaux qui permettent une connexion cryptée entre votre laptop et le serveur situé dans une zone non censurée.

Comment utiliser le Proxy ou le VPN ?

Le but de ces techniques est de vous connecter anonymement à un réseau en entrant une adresse IP d’un autre pays que la Chine depuis votre navigateur, et ainsi éviter la surveillance. Pour le Proxy, il vous suffit d’entrer l’adresse IP du serveur et surfer librement. Ce service est souvent gratuit, mais le souci est que vos données ne sont pas cryptées convenablement et la connexion s’avère lente à cause du nombre d’utilisateurs. Le VPN reste alors une solution plus opérante grâce sa facilité d’utilisation par l’installation d’un logiciel sur votre ordinateur. Il vous assure une bonne sécurité quand vous naviguez puisque vous utiliserez l’IP d’un autre pays ainsi qu’une excellente connexion.

Comment choisir entre un proxy et un VPN ?

Toute connexion a ses points forts et ses points faibles et seul l’utilisateur peut déterminer ce qui lui convient le mieux. Néanmoins d’après les internautes, le VPN est meilleur même s’il est payant, contrairement au Proxy. Ils ont accès à une meilleure connexion bien sécurisée. Ils ont même le choix entre « Express VPN », « VPN HideMyAss » ou « StrongVPN ». La qualité et le prix sont les seules différences.

Facebook revient donc en Chine ?

Effectivement, les Chinois ont accès à Facebook, mais on ne peut pas dire qu’il revient officiellement ! Ce dont on est sûr est qu’ils ont accès à des réseaux censurés en ayant recours à certaines méthodes. Une autre chose qui est sûre aussi, le gouvernement ne sera pas prêt de faire revenir ces sites.

30
Jan

Comment se finance Daech

Daech

Daech, cette organisation terroriste se trouve être la plus riche, mais aussi la plus puissante de l’Histoire. S’étant autoproclamée Etat islamique, l’organisation dispose d’une « économie florissante » qui lui permet aujourd’hui d’être entièrement indépendante sur le plan financier. Mais comment peut se financer un tel « Etat » ? Où trouve-t-il des ressources ? Le point sur les finances de Daech.

Un patrimoine colossal évalué à plus de 2.000 milliards d’euros

Daech se trouve à la tête d’une petite fortune et se vante d’une solide indépendance financière. En effet, l’organisation terroriste possède un patrimoine qui est évalué aujourd’hui à quelques 2.260 milliards d’euros. Quant à son budget 2015, celui-ci s’élèverait à 2,6 milliards d’euros, d’après les approximations faites par Jean-Charles Brisard, spécialiste en financement du terrorisme.

De précieuses ressources naturelles à la clé

Maître d’un territoire entre la Syrie et l’Irak, d’une superficie qui pourrait être égale au Royaume Uni ou encore à la moitié de la France, Daech contrôle des terres extrêmement riches en ressources naturelles. Ces terres abondent de pétrole, de gaz, de phosphate, de blé et également d’orge… autant de richesses qui cultivent la bonne santé de l’économie d’un pays.

L’or noir, le quart du financement de Daech

Les hydrocarbures, soit le pétrole et le gaz constituent donc bien évidemment les sources de financement les plus importantes de l’Etat islamique, en représentant le quart du financement. D’autant plus qu’il se situe dans une zone où une grande partie du pétrole syrien repose sous terre. Les recettes récoltées par la production de l’or noir sont considérables malgré que la guerre ait causé une diminution de cette production. En effet, Daech a vendu le pétrole beaucoup moins cher que les prix normaux, mais le fait est qu’il a encore récolté 1 millions de dollars par jour !

Le secteur agricole

En prenant le contrôle d’une partie des plaines de l’Euphrate, Daech est le maître de la zone agricole la plus productive de la région. Cette opportunité lui permet de ravitailler ses quelques 30.000 combattants en nourriture, de s’approvisionner en armes massives, de dominer la population locale. Mais encore plus singulier, la Syrie et l’Irak dépendant largement de cette production agricole sont contraints de verser à l’Etat islamique la bagatelle de 200 millions de dollars chaque année.

agriculture

Les taxes diverses et autres extorsions

Daech impose à tout le monde qui passe sur son territoire à lui verser des taxes exorbitantes. Tous sans exceptions doivent s’y soumettre, personnes particulières, commerçants, sociétés et même les pharmacies de Mossoul. Le Congrès américain affirmerait même que ces dernières cèderaient à Daech jusqu’à 35% de leur CA. L’Etat islamiste impose des taxes qui s’apparentent à des extorsions partout : taxe sur les retraits d’argent, taxe sur les salaires…

En outre, chaque étudiant irakien en cycle primaire doit s’acquitter d’un forfait annuel de 22 dollars, un lycéen doit payer 43 dollars et un universitaire 65 dollars. Quant aux impôts sur la religion, ils concernent les religions autres que le musulman. En refusant de se convertir, les non musulmans doivent soit payer, soit fuir leur région.

D’autres trafics illicites en jeu

Daech excelle également dans le trafic illicite de cigarettes, de drogue, de contrefaçon, de faux papiers, d’armes… Parmi ces trafics, la vente illégale de produits d’antiquité qui ont été extirpés des sites archéologiques « détruits » et enregistrés au patrimoine de l’Humanité. Evidemment, ces antiquités suivent une certaine filière d’exportation, puisqu’elles sont retrouvées dans les boutiques d’antiquaire à Munich, à Londres, à Suisse…

Des rançons très fructueuses

La prise d’otages représente également une autre source de revenu très lucrative pour Daech. L’organisation ne lésine d’ailleurs pas sur les moyens, et médiatise même largement les exécutions de ses otages. Les rançons exigées sont conséquentes et un otage occidental pourrait même « rapporter » jusqu’à 5 millions de dollars.

25
Jan

Le point sur COP21

La France est le pays d’accueil de la 21è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques COP21. Cet évènement international, dont la France a également présidé la conférence s’est tenu le 30 novembre au 11 décembre 2015. Le point et les détails sur le COP21, le 21è rendez-vous international pour le climat qui a eu lieu dans le nord de Paris.

cop21

La COP 21 c’est quoi ?

Pour ceux qui ne le savent pas encore, mais qui ont en déjà surement entendu parler ces derniers temps, la COP21 consiste en une conférence internationale qui se tient chaque année. Sous la direction de l’Organisation des nations unies (ONU), la conférence traite des sujets relatifs au climat, notamment le réchauffement climatique. Plusieurs pays, soit 195 Etats participent aux négociations, dont l’objectif consiste à la ratification d’un accord dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans ces pays participants.

Quels sont les enjeux d’une conférence d’une telle importance ?

La tenue d’une telle conférence vise comme objectifs à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C d’ici 2100, mais aussi à adapter la population mondiale aux dérèglements climatiques actuels. En effet, il faut savoir qu’un réchauffement de la planète à 2°C aurait des effets sérieux voire graves, dont l’apparition de plus en plus nombreuse de catastrophes ou d’évènements climatiques toujours plus extrêmes.

21
Jan

L’emploi aux Etats-Unis bat tous les records

Le secteur de l’emploi aux Etats-Unis affiche actuellement une embellie, sans doute la meilleure depuis plusieurs années. Toutefois, des efforts sont encore à fournir.

2014 : Une bonne année

La situation de l’emploi aux Etats-Unis ne cesse de s’améliorer, à en croire les chiffres enregistrés par le Département du travail au mois de décembre 2014. Il faut savoir en effet que le mois de novembre 2014 a affiché un score de 321.000 emplois créés par l’économie américaine. Par rapport aux estimations des économistes, ce résultat est largement satisfaisant. En effet, ces derniers misaient sur 230.000 emplois créés. Quant au taux de chômage, il affiche un statu quo à 5,8% de la population active. Il faut noter tout de même qu’il s’agit de son plus bas niveau depuis l’année 2008.

Concernant le domaine de recrutement, l’année 2014 a été la plus intéressante depuis 1999. En effet, l’on n’a jamais assisté à un rythme mensuel aussi soutenu par rapport aux créations d’emplois, depuis le mois de janvier 2012.

recrutement

Un phénomène surprenant ?

Voilà donc dix mois de suite que l’économie américaine affiche une création de 200.000 emplois tous les mois. Pour rappel, la dernière fois qu’une telle série a été enregistrée, c’était au mois de mars 1995. D’après un économiste qui travaille essentiellement sur l’économie des USA chez Natixis, Thomas Julien, il s’agit ici d’un phénomène surprenant, dans la mesure où rien dans les indicateurs ne laissait présager une telle progression pour le mois de novembre. En effet, même les chiffres des mois de septembre et octobre ont été surpassés.

Mais il ne faut pas oublier comme le précise Jérôme Perret du site d’emploi Huzz que cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où c’est l’économie américaine dans son ensemble qui affiche une amélioration. En effet, le PIB a augmenté de 1,15% au deuxième trimestre de 2014 soit 4,6% en rythme annualisé, et de 1% soit 3,9% annualisé pour le troisième trimestre.

Les meilleurs secteurs de l’année

Parmi les secteurs qui ont recruté le plus, l’on retrouve les services aux entreprises, la santé, l’industrie ainsi que la distribution, avec respectivement 86.000, 29.000, 28.000 et 50.200 emplois créés. Mais il n’est pas étonnant qu’à la veille des fêtes de fin d’année le secteur de la distribution affiche un taux de création d’emplois aussi élevé. En effet, il faut savoir que les évènements comme Thanksgiving ou Noël affichent une dynamique impressionnante, des sociétés de livraison comme FedEX et UPS ont d’ailleurs été surpris, ayant sous-estimé leur nécessité de main-d’œuvre.

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Une amélioration à prendre avec des pincettes

Toutefois, il sera nécessaire de relativiser cette situation fortement optimiste dans la mesure où l’on enregistre une progression des salaires très modérée. En effet, le mois de novembre 2014 a affiché une augmentation de 9 cents du salaire horaire moyen, reportant ce dernier à 24,66 dollars. Sur un point de vue global, les salaires n’ont évolué que de 2,1% : il y a donc clairement une nécessité de booster encore plus la dynamique de l’emploi, de manière à pousser les employeurs à augmenter les salaires de leurs employés.

Mais il sera également nécessaire de prendre en compte les indicateurs que la FED observe avec attention. En effet, il se trouve que l’amélioration réelle du secteur de l’emploi va encore au compte-goutte, dans la mesure où le nombre de chômeurs depuis plus de six mois s’élève encore à 2,8 millions.

19
Jan

Redécoupage des régions françaises : les pours, les contres

Le lundi 2 juin 2014, le Président français François Hollande a présenté son projet de réforme territoriale. Celui-ci se porte, entre autres, sur deux objectifs majeurs. Il s’agit, en premier lieu, de réduire le nombre de régions à 14, au lieu des 22 actuelles. Il y a aussi l’amendement constitutionnel visant à supprimer le Conseil général à l’horizon 2020.

réformeCe projet de réforme est toutefois loin de faire l’unanimité. La division se dessine même au sein du parti socialiste. Des sondages et un recueil de réactions politiques permettent de mieux illustrer cette divergence.

La réforme, c’est le changement et c’est maintenant…

La méthode de quotas a été sollicitée, pour sonder l’opinion publique vis-à-vis de ce projet de réforme. L’on parle plus précisément d’un sondage par questionnaire auto-administré auprès d’une assemblée représentative d’environ un millier de personnes. On a ainsi constaté que 73 % des sympathisants du PS, 37 % des sympathisants FN, ainsi que 35 % des sympathisants UMP approuvent ce projet.

D’autres sondages ont été réalisés pour mieux cerner l’opinion publique. Selon le sondage BVA par exemple, 44 % des Français jugent que ce projet permet de revigorer les régions, mais aussi de diminuer la dépense publique.

Comme on peut s’y attendre, les plus fervents des défenseurs de ce projet sont à retrouver au sein de l’exécutif. Parmi ceux-ci figure le Premier Ministre Manuel Valls. Le numéro un du gouvernement s’est toutefois gardé de faire un soutien aveugle, en qualifiant le projet de « difficile », ou encore de « compliqué ».

En ce qui concerne la réduction du nombre des régions, Monsieur Valls brandit la carte de la compétitivité. Selon lui, moins il y aura de régions, plus elles seront fortes et compétitives. Il n’exclut cependant pas le risque de déséquilibre entre les régions, en termes de développement. Qu’à cela ne tienne, le Premier Ministre reste confiant, quant à l’« unité de la Nation ».

Par ailleurs, pour tout ce qui touche à l’autre pôle de ce projet, le Premier Ministre a surtout approuvé le report en 2020 de l’éradication du Conseil général. Il conforte son idée, de par le fait que le transfert des compétences et des fonctionnaires requiert un certain temps. Monsieur Valls parle aussi de bloc social, en faisant référence aux compétences qui resteront attribuées aux conseils généraux pendant quelque temps, dans les régions rurales.

Le pourquoi du non et quelques réactions négatives

Un sondage BVA a également permis de constater que 56 % des Français ne sont pas d’accord avec le projet du Président Normal. Pour appuyer leur point de vue, ces premiers parlent d’une simple opération de séduction de la part de l’exécutif. À noter que la même tendance s’est dessinée, au terme d’un sondage mené par l’Ifop pour le journal Midi Libre.

Les réactions politiques recueillies par Directmatin permettent de mieux illustrer les avis défavorables à ce projet. Le député UMP de l’Aisne qui répond au nom de Xavier Bertrand déplore par exemple une mauvaise méthode de la part de François Hollande. Il insinue également à demi-mot qu’il faut un référendum pour un projet de cette taille.

Le député UMP de la Drôme fustige, de son côté, que ce projet constitue une menace pour l’indispensable « mouvement de fusions de communes ». Il revendique par la même occasion son droit en tant qu’opposant, de critiquer certains points qui s’avèrent être contre-productifs.

Le plus gros des avis défavorables de dégage, quant à lui, du camp du Parti de Gauche. Celui-ci ne pense pas à deux fois pour avancer que ce projet aura comme résultat, la disparition de la France. Son porte-parole d’ajouter que ce projet appartient à une époque révolue, où les grands barons faisaient la pluie et le beau temps dans l’hexagone. Selon toujours ce parti, ce projet ne correspond pas du tout au changement promis par le Président de la République. Son porte-parole faisant allusion à la poursuite du démantèlement de la République entamée par le Président Sarkozy.

5
Juin

Le gaz de schiste : nouvel enjeu énergétique et écologique

schisteLe gaz de schiste est  un gaz non conventionnel qui est obtenu par un procédé d’extraction autre que celui utilisé en principe pour extraire le gaz naturel. Ce type de gaz est obtenu à partir d’une technique qui consiste à fracturer la roche qui renferme des hydrocarbures par procédé d’injection d’une énorme quantité d’eau et de certains produits chimiques dans cette roche même. Cependant, comme l’un des éléments à utiliser pour arriver à cette extraction (donc la fracturation de la roche) touche à un domaine essentiel écologique pour la planète, le gaz de schiste prend désormais des caractères d’enjeu écologique et aussi énergétique à l’échelle mondiale.

Le gaz de schiste, un enjeu énergétique en France

L’exploitation du gaz de schiste se révèle être un enjeu énergétique considérable en France. Surtout depuis que la transition énergétique est devenue une nécessité à entreprendre et ce, même à travers le monde.

Et comme selon les informations recueillies auprès de l’Agence américaine d’informations énergétiques (EIA) la France possèderait près de 5 100 milliards de m3 de réserves exploitables en gaz de schiste, l’enjeu est d’autant plus important.

Donc plus concrètement en produisant juste 20 milliards de m3 chaque année de gaz de schiste, les Français auraient à leur disposition 17,2 millions de tonnes en égalité pétrole. Ce qui équivaudrait à 12% de leur production en énergie, donc des chiffres qui valent le coup de s’y pencher. Surtout lorsque l’on sait que les dépenses du pays en matière d’importation de gaz ainsi que de pétrole se montent à la bagatelle d’une soixantaine de milliards d’euros !

L’exploitation du gaz de schiste représenterait un danger écologique

Le procédé d’extraction du gaz de schiste engendre un énorme enjeu écologique pour la planète. En effet la technologie de la fracturation de la roche schiste qui contient les hydrocarbures nécessaires exige une quantité d’eau démesurée de l’ordre de 10 000 à 15 000 m3 d’eau pour chaque puits d’extraction. Pour se faire une idée plus pratique, cette quantité demandée par puits est l’équivalent de l’eau qui peut remplir 4 piscines de dimensions olympiques !

A ce facteur non négligeable s’ajoutera également les risques fortement encourus pour une possible pollution de la nappe phréatique ainsi que des rivières avoisinantes due aux additifs chimiques indispensables pour que l’extraction aboutisse au résultat recherché. D’ailleurs le cas s’est révélé récemment aux USA, le premier producteur de gaz non conventionnel au monde. Des puits d’eau potable proches des centres d’extraction de gaz schiste seraient effectivement empoisonnés.

Le fluoropropane pour une extraction du gaz de schiste plus « propre »

Après que plusieurs objections et interdictions ont été la réaction d’un très grand nombre de pays (dont la France) face aux réels dangers occasionnés par la fracturation hydraulique de la roche schiste, une recherche de procédé plus « propre » a abouti à l’alternative NFP ou le fluoropropane. Il est à noter que la fracturation hydraulique avec moins d’eau que les 10 000m3 mentionnés était déjà expérimentée à succès. L’inconvénient était que le propane, une matière très inflammable, était mis à contribution ce qui rendait très dangereuse l’activité industrielle. Le NFP ou non flammable propane présenterait les mêmes atouts que le propane mais exempté de l’inconvénient.

Le NFP et l’environnement

L’Office ainsi que l’ONU s’accordent à dire que le NFP n’est pas si inoffensif qu’on le prétend pour le climat planétaire. En effet la substance contribuerait déjà aujourd’hui à la production de 0,05% de gaz à effet de serre et elle serait également de 3 000 fois plus puissante que le dioxyde de carbone en pouvoir de réchauffement. De plus à moyen terme, l’emploi du NFP sera contraire aux prévisions de l’UE qui projette de diminuer l’utilisation de gaz fluorés de près de 80% jusqu’en 2030.

16
Avr

Le système des séjours au pair fonctionne-t-il toujours ?

Concrètement, le système des séjours au pair est un système permettant à un jeune de partir dans un pays étranger pour à la fois apprendre une langue et découvrir une culture, cela en échange d’un certain travail (babysitting, travaux ménagers) au sein d’une famille d’accueil. Le « stagiaire » est alors logé et nourri, et dans la plupart des cas, perçoit une certaine rémunération (environ 300 euros par mois). Travailler au pair en échange d’un logement et de la nourriture, c’est un concept qui existe depuis fort longtemps. On en retrouve les premières traces dès 1840. Mais est-ce que ce système fonctionne toujours à l’heure actuelle ?

Le concept s’est développé au fil des années

Après la deuxième guerre, le concept s’est fortement développé en Europe. L’on parle alors de voyageurs au pair, et les pays de destinations commençaient à devenir de plus en plus nombreux : Angleterre, France, Irlande, Suède, Espagne, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Italie, Norvège, Islande, Etats-Unis, Suisse… Face à cela, il est devenu nécessaire d’encadrer ce système. Aussi, un accord Européen a été créé à Strasbourg en 1969, un accord qui fut par la suite ratifié par de nombreux autres Etats en 1971. Celui-ci définissait alors les différentes conditions des séjours au pair pour prévenir les différents problèmes moraux, sociaux et/ou juridiques que pouvaient occasionner ce système.

Même principe de base

Aujourd’hui, comme le dit justement l’organisme 123aupair.fr, le principe fondamental reste le même : le voyageur au pair est logé et nourri au sein d’une famille d’accueil, et il devra participer en échange à la vie de famille (garde des enfants, travaux ménagers, etc.). Il peut également percevoir une certaine rémunération en contre partie de ces prestations à la famille. Mais en plus de cela (et en fonction du pays de destination), le voyageur au pair doit également bénéficier d’une protection sociale. En guise d’exemple, le voyageur au pair est couvert par l’assurance maladie, maternité et par l’assurance accidents du travail en France. Ce qui veut dire qu’il doit être immatriculé et déclaré à la Sécurité sociale. Ce sera à la famille d’accueil de s’acquitter de ses cotisations.

Il existe aussi certaines conditions et obligations à respecter par les deux parties. Ainsi, la famille d’accueil doit fournir une chambre individuelle au voyageur au pair, lui donner une certaine rémunération d’environ 300 euros (une somme qui est surtout considérée comme de l’argent de poche pour le voyageur au pair). La famille d’accueil devra même lui adresser un bulletin de paiement. Le voyageur au pair doit bénéficier d’un jour de repos par semaine, au minimum, et doit avoir une certaine liberté au niveau de ses horaires, vu que l’objectif premier de son voyage est l’apprentissage. D’ailleurs, la famille d’accueil devra également participer aux frais de transport et d’apprentissage du voyageur au pair.

De son côté, le voyageur au pair doit respecter certains quotas horaires imposés par le type de séjour choisi. Par exemple, pour un séjour au « demi-pair », il faudra qu’il effectue 3 heures de travail par jour sans rémunération, et 3 soirées de babysitting par semaine. Pour un séjour « au pair », il devra effectuer 30 heures de travail hebdomadaire, 4 soirées de babysitting, et 2 à 3 heures de cours de langue par semaine (généralement payés par la famille d’accueil. Il existe encore le séjour « au pair plus », pour lequel le voyageur au pair devra effectuer 35 heures de travail hebdomadaire, 3 à 4 soirées de babysitting, pour une rémunération de 350 euros par mois. Bien entendu, ces conditions ainsi que la durée du séjour peuvent varier d’un pays de destination à un autre. D’où l’importance pour les candidats de bien se renseigner.

23
Jan

Le marché de l’emploi redémarre-t-il vraiment en France ?

En juin 2013, le président François Hollande avait promis aux Français une reprise économique. Un mois plus tard, il affirmait que « la reprise est là ! », notamment lors de la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet. Qu’en est-il aujourd’hui ? Est-ce qu’il y a réellement reprise économique ? Et qu’en est-il du marché de l’emploi, est-ce qu’il redémarre réellement en France ? Voici quelques éléments de réponse.

Distinction entre arrêt de la crise et reprise économique

En tout cas, les chiffres sont positifs, personne n’ira le contredire. Mais ils sont également à prendre avec des pincettes, car il n’y a pas d’amélioration significative, permettant d’affirmer que l’on se trouve réellement face à une reprise économique. En effet, il se trouve que le PIB français a connu une hausse de +0,5% au deuxième trimestre, pour stagner à +0,0% au troisième, avant de reprendre à +0,4% au quatrième trimestre. Il serait plus approprié de dire que l’on est plutôt face à un arrêt de la crise, plutôt qu’à une reprise économique. D’après l’Insee, l’on peut noter une progression au niveau de nombreux secteurs, mais cela reste insuffisant pour inverser la tendance au niveau de l’emploi.

Vers une hausse du taux de chômage d’ici juin 2014 ?

D’après les dernières prévisions de l’Insee, il faudra prévoir une hausse du taux de chômage d’ici juin 2014. Ce taux devrait ainsi s’élever à 11% à cette période, s’il était encore à 10,9% à la fin du troisième trimestre de l’année dernière. Selon Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture de l’institut de statistiques, la progression du taux de chômage devrait être en moyenne de 0,3% par trimestre. Ce qui montre toutefois une certaine stabilité, contrastant avec la tendance à la hausse qui prévalait en 2012 et 2013. D’après lui, cela pourrait s’expliquer par « une reprise de l’activité, poussive, mais reprise quand même, qui fait que les entreprises vont arrêter de diminuer leurs effectifs ».

François Hollande reste confiant

Ainsi, l’on parle plutôt de stabilisation. Mais de son point de vue, François Hollande reste optimiste, et voit plutôt une bonne occasion d’inverser la courbe du chômage cette année 2014. Selon lui, tout est déjà en place pour que l’inversion de la courbe puisse se faire, comme les mesures en faveur de l’emploi des jeunes. Michel Sapin, ministre du Travail, d’estimer même que l’objectif du gouvernement est « déjà atteint », notamment avec la baisse du taux de chômage auprès des jeunes, et avec la baisse du nombre de demandeurs d’emploi au quatrième trimestre de l’année dernière.

Cependant, cette stabilisation pourrait également ne pas traduire la réelle tendance du marché de l’emploi. D’après Laurent Clavel, responsable de la synthèse conjoncturelle de l’Insee, « ce qui stabilise le taux de chômage entre le troisième et le quatrième trimestre, ce sont les emplois aidés ». Grâce à cela, les emplois non marchands devraient toujours continuer sur leur progression (33.000 postes) durant ce premier trimestre 2014. Mais face à l’augmentation de la population active (113.000 personnes), le taux de chômage devrait encore progresser, pour atteindre 11%, comme dit plus haut.

Pas de miracle possible

Le fait est que l’économie ne crée pas suffisamment d’emploi par rapport au nombre des demandeurs d’emploi, lorsque le taux de croissance se situe à moins de 1,5%. Pourtant, les estimations chiffrent ce taux à 0,9% pour 2014. Ceci dit, c’est déjà bien mieux qu’en 2013 (0,2%). Mais on reste encore loin d’une reprise solide au niveau du marché de l’emploi. Aussi, cette stabilisation pourrait bien faire place à une reprise possible, mais pour l’instant, ce n’est pas encore le cas.