L’Afrique mise sur son agriculture

afrique mise sur son agriculture

Continent le plus sous-développé au monde, l’Afrique n’a pas encore dit son dernier mot. En effet, le continent africain va se concentrer sur son agriculture pour relancer son économie.

L’agriculture, un potentiel important en Afrique

Le continent n’a pas tort de miser sur l’agriculture, car la grande majorité des conditions nécessaires sont réunies : il y a des terres cultivables, il y a un excellent taux d’ensoleillement, et il y a de la main d’œuvre disponible. De plus, l’agriculture a toujours été un secteur important dans l’économie africaine, mis à part les activités minières et le pétrole. Jusqu’ici, l’agriculture servait alors principalement de moyen de subsistance en Afrique, alors qu’il pourrait être vecteur de croissance à condition d’y apporter un encadrement, une formation et des soutiens financiers.

La BAD soutient l’Union Africaine

BAD

Depuis maintenant quelques années, l’Union Africaine prévoit de mettre en place un plan de relance de l’économie africaine en se basant en grande partie sur l’agriculture. Lors du 24ème sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba en janvier 2015, le numéro deux de la Banque Africaine pour le Développement Abouu-Sabaa a déclaré que la BAD était disposée à soutenir financièrement les programmes destinés à encourager l’agriculture en Afrique, convaincue également qu’il s’agit d’un secteur ayant un potentiel important. D’ailleurs, il a ajouté que la stratégie 2013-2022 de la BAD incluait en grande partie l’agriculture en Afrique.

Un vivier d’emplois pour les jeunes

Lorsque l’on sait que 60% des personnes au chômage en Afrique sont des jeunes, il est évident que le besoin de créer des emplois est indispensable pour relancer l’économie. Dans ce programme envisagé par l’Union Africaine et la Banque Africaine pour le Développement, il sera alors important de mettre comme priorité la formation des jeunes sur l’agriculture, l’agro-industrie y compris des formations sur les technologies agricoles innovantes et efficaces. Quelques 800000 jeunes seront alors attendus lors de ce programme de formation, afin qu’ils puissent mener dans le futur des projets visant à relancer l’économie locale mais aussi au niveau continental.

L’accès aux terres et l’irrigation

jeune agriculteur

Mais il ne suffit pas de jeunes à former pour mettre l’agriculture africaine sur les rails du succès. En effet, il existe encore quelques conditions pour que le programme puisse être efficace. Il faut par exemple que les agriculteurs puissent avoir à la fois la terre et le financement pour leurs projets. La route est encore longue, car il faudra donc trouver des partenaires et des investisseurs de poids qui puissent accompagner ces différents projets et relancer l’économie et le réinvestissement.

De plus, l’irrigation des terres est encore problématique en Afrique, dans la mesure où beaucoup de pays sont encore touchés par la sécheresse. En effet, 7% des terres arables seulement sont irriguées en Afrique, alors que le continent africain en entier compte près de 40 millions d’hectares de terres cultivables. Il sera donc indispensable de dénouer ce problème d’irrigation afin que ces terres puissent être exploitées, afin de relancer l’économie africaine.