18
Déc

La baisse des taux de crédits va-t-elle continuer indéfiniment ?

Cela fait déjà quelques années que le taux de crédits relatif au crédit immobilier diminue considérablement. Bien que tout le monde prolifère sur une petite remontée pour les mois à venir, ceux qui souhaitent investir dans un projet quelconque trouvent la situation plus qu’attractive. Aussi, on se pose la question sur la pérennisation de cette baisse bien appréciée. Pour combien de temps encore peut-on espérer le maintien d’un tel taux de crédits ? Est-ce que cela peut durer indéfiniment ?

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Tout ce qu’il y a à savoir sur le crédit immobilier

La plupart du commun des mortels a besoin de demander un crédit pour investir dans un domaine aussi important que l’immobilier. Cependant, la somme allouée au débiteur dépend de plusieurs paramètres à négocier avec la banque ; parmi eux les revenus mensuels et le potentiel de l’investissement. Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les plus avisés ont recours à la prestation d’un courtier pour négocier les termes du contrat et définir les modalités de remboursement. Quoi qu’il en soit, il vous appartient, à vous, de manière préalable, d’évaluer votre capacité d’emprunt. En fonction de ces données, vous pouvez discuter plus amplement de votre situation et de votre possibilité avec le courtier. En lui fournissant tous les outils nécessaires, il saura plus à même à négocier en votre faveur.

La question de la mensualité

En contractant un prêt, vous devez rembourser la banque de manière régulière : c’est la mensualité. Le montant de celle-ci se compose de trois éléments : la partie du capital, le taux de crédits et la cotisation pour l’assurance. Pour la partie du capital à imputer chaque mois au débiteur, sa valeur doit être fixée à l’avance au moment de l’octroi du crédit. Elle résulte d’une négociation entre le débiteur, représenté par le courtier, et la banque. En ce qui concerne l’assurance, la cotisation dépend de la valeur du prêt et de la capacité de remboursement du débiteur. Enfin, le taux d’intérêt est fixé par la banque. Ces dernières années, ce taux dégringole incroyablement pour le bonheur des débiteurs.

Une baisse prévisible

Avec la montée en flèche du nombre des organismes créanciers, la concurrence devient de plus en plus ardue. Aussi, les banques se trouvent dans l’obligation de réduire au maximum les taux d’intérêt pour garder une place dans le marché. Cette tendance à la baisse a commencé en 2012. À cette époque, le taux moyen des crédits avoisinait les 4% du capital. Une année après, ce chiffre est passé à 3,08% et à 2,59% pour l’année 2014. Le taux le plus bas, on l’avait prédit pour 2015 ; une prédiction que le temps n’a pas manqué de prouver. En effet, pour un emprunt immobilier à rembourser pour une durée de 15 ans, le taux d’intérêt avoisine les 1,95% contre 2,25% pour une durée de 20 ans.

Une possibilité de renégociation

Pour ceux qui ont contracté un crédit avant la baisse du taux d’intérêt, ils peuvent très bien renégocier son prêt pour jouir de ces nouvelles dispositions. Pour ce faire, il faut recontacter la banque et redéfinir les termes de remboursement du prêt. Le concerné peut le faire lui-même ou avoir recours à un courtier pour plus de sûreté. Bien que les analystes tendent à penser que le taux d’intérêt va augmenter légèrement pour les années à venir, les clients se disent confiants sur le maintien de la baisse.

18
Oct

Le point sur le projet de la Loi Finances 2017

Il faut bien l’admettre, le projet de Loi Finances 2017 a fait parler de lui auprès du grand public. Beaucoup de Français sont confus par le caractère controversé de ce projet. Dans le même communiqué où Mr Michel Sapin, ministre de l’économie, invoque la hausse des impôts, il insiste également sur la baisse des prélèvements pour la classe moyenne. Il est clair que les autochtones se perdent facilement dans le discours des économistes et des politiciens. Au bout de quelques recherches et des demandes d’explication, voici tout ce qu’il y a à retenir ce projet de Loi.

plf-2017

Un bon point pour la classe moyenne

Il faut bien admettre que cette fois-ci, les classes moyennes et modestes peuvent un peu respirer. Le gouvernement prend en compte la référence du revenu fiscal des employés. Si celui-ci est inférieur à 18 500 euros pour les célibataires et à 37 000 euros pour les couples, les concernés peuvent jouir d’une réduction de 20% sur l’impôt sur le revenu. Pour les demi-parts, on ajoute 3700 euros à ces montants. Sinon, au vote de ce projet de Loi Finances 2017, des mesures de lissage seront étudiées pour éviter les effets de seuil.

Pour les retraités

Les retraités aussi tirent bien d’avantages de ce projet de Loi. En effet, celui-ci se propose de généraliser le crédit d’impôt. Dans la pratique, cela se traduit par l’obtention d’une réduction d’impôt au lieu d’un crédit d’impôt pour les retraités. Cependant, certains retraités ne sont pas imposés. Aussi, on généralise le crédit d’impôt pour que tous les retraités puissent jouir de la réduction.

Pour les impatriés

Les Français qui rentrent de l’étranger pour travailler directement dans une entreprise siégée en France bénéficient d’un régime fiscal particulier. Considérant les dépenses occasionnés par le déplacement et le déménagement, ils jouissent d’une exonération fiscale sur le montant de leur prime d’impatriation jusqu’à la fin de la 8ème année suivant le retour.

Le cas des gros travaux

Les nus propriétaires d’un bien immobilier ne seront pas tenus de payer un quelconque impôt pour les travaux d’envergure qu’ils réalisent sur le bien.

Le cas des successions

Le projet de Loi des Finances invoque également la suppression de la réduction des droits de succession. Dans le régime actuel, les transmissions de biens sont assorties d’une réduction de 305 euros ; sauf si le légataire ou l’héritier a trois enfants au moment de son décès. Dans ce cas, les impôts sur les démarches de successions sont réduits de 610 euros à partir du deuxième enfant. Ces réductions seront abolies sur le projet de loi est voté.

Le cas de l’immobilier

Ce projet de Loi Finances 2017 se propose de continuer le dispositif Pinel qui régit l’achat d’immobilier neuf à un but locatif jusqu’au 31 décembre 2018. Il en est de même pour la réduction d’impôt « Censi Bouvard » qui concerne directement les habitations pour les seniors et les étudiants.

Les propriétaires de résidences de tourisme sont également touchés par ce changement. Ils bénéficient d’une réduction d’impôt de 20% s’ils effectuent des travaux de rénovation des résidences afin de suivre les normes écologiques, énergétiques et pour répondre aux besoins des handicapés.

Ce sont les quelques points à retenir sur ce projet de Loi. Il faut juste garder en tête que celui-ci sera débattu à la chambre bicamérale, donc rien n’est encore joué !

26
Fév

Le point sur l’écotaxe

Suite au rapport du GIEC en 1995 : «l’étude des preuves suggère une influence détectable de l’activité humaine sur le climat planétaire », le protocole de Kyoto fut signé le 11 septembre 1997 et fut entré en vigueur le 16 février 2005. Ce traité International, signé par 184 Etats, vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre par différents moyens comme l’écotaxe.
Instaurée par l’économiste libéral britannique Arthur Cecil Pigou, l’écotaxe est considérée comme une taxe pigouvienne et consiste à internaliser les déséconomies externes, donc les dommages engendrés par l’activité d’un agent qui rejette le coût de ses activités sur la société. Il s’agit donc de pénaliser les unités de production afin de les inciter à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone ou CO².

Application de l’écotaxe

Nombreux sont les pays qui ont pris en compte l’application de l’écotaxe. Quant à l’Union Européenne, elle a imaginé un mécanisme hybride pour l’application du protocole de Kyoto : chaque pays membre a reçu un objectif de réduction de ses émissions. Par la suite, chaque pays adopte les mesures qu’il préfère : obtention du permis d’émissions ou l’écotaxe ou encore, une combinaison des deux. Comme le cas de la Suède qui a mis en place l’écotaxe pour réduire les émissions de dioxyde de soufre. En Allemagne, elle se présente sous la forme de la taxe sur l’électricité et les hydrocarbures. En France, elle se présente sous différentes formes, mais l’écotaxe poids lourd a été récemment suspendue.

Les remises en cause

Toutefois, beaucoup de lobbies économiques ou de personnalités publiques contestent le traité et considèrent que le réchauffement climatique n’est pas d’origine humaine. Comme Claude Allègre, le fameux géochimiste, qui annonce dans un article de L’Express que « La cause de cette modification climatique est inconnue. Est-ce l’homme ? Est-ce la nature ? Les archives glaciaires ou historiques nous indiquent que le climat est un phénomène capricieux. Les théories météorologiques mathématiques le confirment. »

Les détracteurs de la taxe pigouvienne soutiennent également qu’en l’absence d’autorité mondiale, il est impossible de généraliser le recours à des instruments fiscaux. Les permis et les écotaxes nécessitent effectivement un cadre économique et politique qui malheureusement n’existe pas encore. Et au moment de fixer la taxe, l’Etat ne peut pas être sûr du résultat en termes de réduction d’émissions. Même si grâce au théorème de Weitzman, on sait que si les coûts qui ont la plus forte croissance sont ceux de la diminution des rejets, il est préférable d’utiliser l’écotaxe pour plafonner le coût de l’effort de dépollution.

Le développement économique et social se fait au détriment de la nature. Cependant, le mécanisme de marché de quotas d’émission, instauré à l’échelle communautaire, ne peut suffire à lui seul au respect des engagements. Le dioxyde de carbone étant le principal gaz à effet de serre, ne concerne qu’une partie du secteur industriel et énergétique. Le secteur de l’agriculture, des transports, du résidentiel et du tertiaire sont donc exclus. Alors que ces deux derniers secteurs sont souvent les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

13
Oct

Vers une chute du cours de l’or sur le long terme ?

Le cours de l’or reste un souci et une source d’appréhension pour les personnes qui ont ou qui pensent investir dans le précieux métal. Le mois dernier, le prix de l’or s’est établi à 1.181,5 $ l’once. Sachant que ce cours n’a pas cessé de chuter, soit une baisse de -7,6% sur un an en juin 2015 et de -1,4% sur un mois, qu’en est-il des perspectives de ce cours du métal jaune sur le long terme ?

or

La chute libre continue

La chute libre du cours de l’or continue. En effet, si le cours de l’once s’était établi à 1.181,5 $ en juin 2015, à la fin du mois de juillet 2015 il est alors de 1.084,85 €. Et alors que la baisse de 30% enregistrée en 3 ans a déjà créé autant de vifs mécontentements que d’angoisses et inquiétudes, qu’en sera-t-il encore cette fois-ci ? Toujours est-il que plusieurs investisseurs se demandent sérieusement si l’or constitue encore une valeur refuge et si les prix déjà historiquement bas vont encore continuer longtemps à baisser.

Néanmoins, faut-il rappeler que l’investissement dans l’or s’appréhende sur le long terme et que l’envisager sur le court terme peut être une catastrophe financière ?

Pourquoi l’or va-t-il encore chuter ?

En premier, la hausse des taux d’intérêts de la Fed représente un facteur considérable dans le phénomène. En effet comme l’or est coté en dollars, une remontée du billet vert signifie une chute du métal jaune. Deuxièmement, la Grèce qui voit la fin de sa crise ajoute également à ce recul du cours de l’or : les banques grecques regagnent la confiance des épargnants qui redeviennent enthousiastes pour investir ailleurs que dans les valeurs refuges traditionnelles telles que l’or.

Troisièmement quant à la Chine, elle a ralenti son rythme d’achat d’or. D’ailleurs, le pays d’annoncer que ses stocks d’or se sont accrus de 60% depuis 2009. L’on pourra alors raisonnablement en déduire que le prix de l’or ne cessera pas de baisser, du moins pour cette année encore.

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Vers une chute sur le long terme ?

Si pour cette année 2015, la tendance à la baisse du cours de l’or semble être confirmée, la tendance à l’horizon 2016 semblerait plus encourageante. En effet selon une enquête Reuters publiée ces derniers jours, « L’or, dont le cours a touché un nouveau creux pluriannuel, devrait subir un troisième recul annuel consécutif en 2015 avant de rebondir l’an prochain, une fois que la Réserve fédérale américaine aura relevé ses taux ». Mais alors, serait-il maintenant le bon moment pour acheter ?

27
Août

Comment obtenir un prêt personnel à bon taux?

Nombreuses sont les personnes qui sont à la recherche d’une offre de crédit non contraignante. Il faut savoir qu’une offre de crédit comprend différents éléments, et ces éléments varient selon l’établissement qui propose le prêt.
Les points essentiels à retenir à propos des taux d’un prêt personnel, l’obtention d’un prêt et la comparaison des offres de crédit sont décrits dans cet article.

La demande de crédit

Un crédit doit être avant tout un crédit qui soit adapté au besoin de son demandeur. Ce dernier aura donc à choisir le type de prêt qu’il souhaite (prêt personnel, crédit voiture, crédit travaux,…).
Le crédit contracté doit être un prêt que le demandeur peut rembourser sans trop de difficultés. Le montant des mensualités du crédit doivent être compatibles avec les revenus du demandeur. Afin de s’en assurer, une étude de la situation financière du demandeur peut être effectuée pour en ressortir son taux d’endettement.
Par ailleurs, un crédit doit aussi présenter quelques garanties en cas de problème qui pourrait survenir. Dans de telles situations, il est conseillé de souscrire parallèlement une assurance emprunteur. Certes, cela sera une autre charge supplémentaire qui augmentera le coût total du crédit, mais dans des situations difficiles, cela peut être une vraie aubaine.

Obtenir un crédit personnel à bon taux

pret personnel meilleur tauxQui dit pret personnel meilleur taux dit un TAEG généralement bas. En effet, l’indicateur clé est le TAEG ou Taux Annuel Effectif Global. Cet indicateur intègre tous les coûts liés au crédit à savoir le taux nominal du prêt et les frais de dossier. La législation oblige les organismes de crédit à mentionner ce taux à toute proposition de prêt, notamment les crédits consommation.
Ainsi, le meilleur taux pour un prêt personnel sera en fonction de ce TAEG, du montant du prêt demandé et de la durée de ce dernier ou la mensualité du remboursement. Bien évidemment, ce TAEG dépendra également de l’organisme de crédit.

Une comparaison pour trouver la meilleure offre

La concurrence entre les établissements de crédit étant assez forte, il y a donc une opportunité pour examiner les offres disponibles. Pour ce faire, le moyen le plus simple est de procéder à une sélection des crédits personnels via un comparateur en ligne. Cet outil recense les formules de prêts adaptés à une personne selon les données qu’il est tenu de remplir (identité, fonction, situation matrimoniale et financière).
Ces services sont gratuits et n’engagent en rien l’utilisateur qui souhaite trouver un prêt. Les offres correspondant au besoin du demandeur seront donc envoyées avec tous les détails et frais liés au crédit, dont le TAEG, pour que le demandeur puisse choisir en fonction de ses besoins et de ses revenus.

27
Mar

L’effondrement du cours de l’Euro : notre analyse

euro

Il y a une raison à tout, c’est la loi fondamentale de la finance. Et lorsque la monnaie unique européenne connaît une récession sans précédent, il est plus que nécessaire de chercher à en connaître les raisons. Qu’en est-il vraiment de cette baisse de l’euro ?

L’euro connaît actuellement une chute vertigineuse

La baisse de l’euro était constante depuis un moment. Mais lorsque son cours est passé à 1,1729 dollars au mois de janvier, il y avait de quoi réfléchir. Pour rappel, c’est bien plus bas que son taux lors de sa création en 1999. Qu’a-t-il donc bien pu se passer ?

L’une des raisons : la hausse du dollar

Il faut savoir que la chute actuelle de l’euro est surtout le reflet d’une économie américaine qui se redresse. Avec un taux de chômage qui est à 6% et le nombre d’emplois qui bat son plein, il est évident que les répercussions sur la parité euro-dollar était inévitable. D’ailleurs, la FED a déjà annoncé la fin des rachats d’actifs qui étaient censés booster l’économie américaine, maintenant que la relance est effectuée.

dollar

La baisse peut se poursuivre encore longtemps

Plusieurs indicateurs peuvent laisser penser que la chute du cours de l’euro pourrait se poursuivre encore quelques temps. Avant tout, il faut savoir que le rythme de croissance prévu pour 2015 est de 3.1% aux Etats-Unis, alors que dans la zone euro elle est prévue stagner à 1.3%. Concrètement, cela va alors pousser les investisseurs à se tourner vers les Etats-Unis car les opportunités y sont actuellement plus rentables.

Mais à part cela, l’on peut également se pencher sur la politique monétaire de la zone euro et des Etats-Unis. Compte tenu d’une économie globale peu convaincante, la Banque Centrale Européenne semble s’avancer à grand pas vers les rachats d’actifs. A contrario, la FED a déjà annoncé que les Etats-Unis allaient arrêter le programme d’assouplissement quantitatif destiné à booster l’économie, dans la mesure où cette dernière est actuellement sur la bonne voie.

Ainsi, il n’est pas difficile de déduire que le cours de l’euro va continuer sur la baisse par rapport au dollar.

L’économie de la zone euro ne s’en plaindra pas

Clairement, les effets de cette baisse du cours de la monnaie unique européenne seront positifs sur l’économie de la zone euro. En effet, cette situation tend à hausser la compétitivité des prix des exportations. Ainsi, la demande internationale aux entreprises de la zone euro va augmenter de manière automatique. Selon les spécialistes, une dépréciation de 10% de l’euro pourrait entraîner une hausse de 6% des exportations.

zone euro

Certes, la baisse de l’euro peut faire augmenter les prix des biens importés, mais toujours est-il que le bilan reste positif pour les entreprises qui se développent au sein de la zone euro.

Par rapport au dollar, la monnaie unique européenne se dirige actuellement vers le bas. En effet, la politique monétaire en zone euro semble s’orienter vers les rachats d’actifs, de manière à requinquer l’économie dans la zone, alors que les Etats-Unis de leur côté ont déclaré vouloir cesser ces mesures d’assouplissement.

23
Jan

Le point sur la finance Russe

Que dire à propos de la finance Russe ? La crise du rouble continue de faire des victimes en Russie. D’ailleurs, certaines firmes internationales ont déserté le marché russes il y a peu. En Biélorussie, la situation est la même, dans la mesure où la monnaie locale a également subi une dépréciation.

Une situation qui va encore durer

La crise est encore loin d’être finie pour la finance Russe. Le 26 décembre 2014, le site Boursorama a publié un article stipulant que l’économie russe pourrait subir un déficit budgétaire de 3 % en 2015. Anton Silouanov, ministre des Finances avait alors parlé des conséquences de la chute du cours du pétrole et du rouble. Mais cette dépréciation de la monnaie russe va se répercuter directement sur l’économie entière, sous forme de coupes budgétaires. Logiquement, le premier secteur qui devrait être concerné n’est que celui de la Défense, secteur où Vladimir Poutine a prévu d’investir en masse.

Vladimir poutine

À en croire le site Boursorama.com, les entreprises ainsi que les ménages pourraient être directement victimes de l’augmentation des taux d’intérêt de la banque centrale. De manière mécanique, cela tendrait alors à figer l’activité économique du pays. Du côté du site Liberation.fr, les prévisions ne sont pas meilleures : dans son édition du 21 décembre, le quotidien choisit comme titre : « le pire reste à venir ». Le fait que certaines enseignes internationales aient quitté le marché russe ne fait que confirmer la baisse du pouvoir d’achat des ménages en Russie.

Il faut savoir en effet que la firme Apple a fermé sa boutique en ligne, que le géant Ikea a suspendu ses ventes pendant deux jours, et que les concessionnaires ne reçoivent plus les voitures des marques Chevrolet et Opel.

La panique gagne les ménages

Et dans la mesure où la monnaie de la Biélorussie est toute proche du rouble, les ménages sur place craignent que la dévaluation ne vienne également affecter leur niveau de vie. Devant les banques, les gens se sont rués pour retirer le plus d’argent liquide possible, afin de sécuriser leur épargne et pour effectuer des achats de produits d’importation en masse, craignant que ces derniers ne deviennent inaccessibles dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

La situation de la finance Russe est actuellement au plus mal. Les cours du pétrole connaissent une chute vertigineuse tout comme la monnaie russe, entraînant dans cette spirale les pays voisins ainsi que leur économie. Les premiers à souffrir de cette situation, ce sont bien évidemment les particuliers. En effet, il aurait fallu investir dans des valeurs refuges comme l’argent ou l’or pour être prémuni d’une dévaluation aussi dévastatrice.

Malheureusement, ce n’est pas à la portée de tous les ménages. Le mieux que les Russes aient fait pour préserver leur pouvoir d’achat, c’est d’acheter des dollars. Le problème, c’est que la situation pourrait virer au drame si le dollar lui aussi venait à être dévalué pour quelque raison que ce soit. Tous attendent alors de pied ferme les chiffres officiels sur le PIB du quatrième trimestre de 2014, qui devraient être publiés vers le début du mois de février. Rappelons-le, ce PIB a subi plusieurs baisses depuis assez longtemps, en illustration de l’économie qui affiche un ralentissement évident.

crise du rouble

Le bout du tunnel est encore loin

Le directeur de l’Institut économique de l’Académie des Sciences Rouslan Grinberg affirme quant à lui que ces faits marquent le début d’une longue baisse, tout simplement parce que les sanctions, les dépréciations du rouble ainsi que l’arrêt de certains grands projets ne peuvent qu’impacter lourdement sur l’économie en général, autrement dit la finance Russe. Certes le gouvernement a pris des mesures à court terme, mais il sera indispensable de penser au plus vite à une stratégie pour faire face efficacement et sur le long terme à la crise.

26
Juil

Espirito Santo en difficulté financière

Ce n’est plus un secret pour personne, le monde est en crise et cela fait quelques années déjà que plusieurs banques, partout dans le monde ont été fermées. Actuellement, la banque portugaise Espirito Santo semble également passer par une phase difficile qui la place dans une position bien délicate.

Faisons donc le point sur la difficulté financière que rencontre actuellement Espirito Santo.

 

Quelques mots sur Espirito Santo

Espirito Santo est le nom d’une illustre famille portugaise qui possède le « Holding Espirito Santo International », un très grand groupe qui œuvre dans plusieurs secteurs. Ce groupe possède une banque, des compagnies d’assurance et aussi diverses filiales axées dans les investissements et placements financiers, le domaine de la santé ou encore dans l’immobilier ou le secteur du tourisme.

Les activités de la Holding Espirito Santo ont commencé au cours du XIXe siècle et elles sont actuellement contrôlées par Espirito Santo Control et possède des branches, un peu partout dans le monde. Actuellement, Banco Espirito Santo est la principale banque du Portugal et elle aussi considérée comme étant le joyau du groupe.

Pourquoi Espirito Santo est-elle en difficulté financière ?

Les Portugais sont actuellement affolés à cause de la crise que rencontre la Banco Espirito Santo. En effet, il semblerait que cette banque traverse une drôle phase, car récemment, on a découvert qu’elle a dissimulé d’immenses dettes et qu’elle a oublié d’en payer d’autres. Ces faits placent donc la banque dans une position assez difficile et les Portugais ont raison d’être affolés par la situation.

En outre, il n’y a pas que les Portugais qui paniquent, tous les investisseurs sont également paniqués, car si ces problèmes ne sont pas rapidement réglés, le groupe sera en faillite et on peut alors craindre un effet domino à l’échelle internationale. En effet, ce groupe a des investisseurs Japonais, Brésiliens et Américains et les dettes en question s’élèvent à plus de 950 millions d’euros.

Quelles sont les éventuelles conséquences de cette crise ?

Selon les observateurs, la difficulté financière que rencontre actuellement Espirito Santo n’aura pas forcément de conséquences systémiques sur les autres pays étant donné que le problème est isolé, c’est-à-dire qu’il est uniquement situé au niveau du groupe Espirito Santo et de ses investisseurs. Toujours selon les observateurs, si les Portugais sont affolés par la situation actuelle du groupe Espirito Santo, c’est pour la simple raison que Banco Espirito Santo est la principale banque du pays.

Par ailleurs, étant donné que l’État portugais dispose d’une belle somme cash d’un montant de 15 milliards d’euros, le groupe peut donc compter sur l’État s’il ne trouve aucune solution. Dans ce cas-là, une recapitalisation de 2 milliards devrait être envisagée par le groupe Espirito Santo. Cependant, pour le moment, le groupe ne songe pas encore à demander de l’aide à l’État étant donné que récemment, il a procédé à une augmentation de son capital. Ainsi, actuellement, le capital d’Espirito Santo est de 1,5 milliard d’euros et il n’est pas impossible qu’il puisse régler lui-même ses problèmes financiers.

 

Étant donné la capacité du Portugal à se sortir des crises financières, il est fort possible que le groupe Espirito Santo en fasse de même. En effet, malgré tout, le groupe semble détenir des solutions intéressantes qui lui permettront de sortir de cette crise financière, qu’il classe d’ailleurs de crise financière passagère. Dans tous les cas, l’avenir nous dira comment le groupe Espirito Santo s’en sortira.

25
Juil

Tout savoir sur l’amende record de BNP Paribas

bnp paribasL’affaire BNP Paribas a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers mois. Qu’en est-il vraiment de cette affaire ? Que devra payer la BNP ? Et pourquoi ? Si vous n’en aviez jamais entendu parler, ou encore si vous recherchez quelques détails à propos de cette affaire concernant l’amende record de BNP Paribas, alors restez avec nous.

Quels sont les torts reprochés à la BNP Paribas ?

La BNP Paribas a fini par s’avouer vaincue après de longs mois de joute avec les autorités américaines. En effet, cette banque française a finalement accepté de plaider coupable devant un tribunal de New York, pour collusion et falsification de documents commerciaux. Concrètement, les chefs d’accusation contre BNP Paribas portent sur la facilitation de transactions avec Cuba, l’Iran et le Soudan, transactions qui se chiffrent en milliards de dollars.

Ainsi, la banque est allée à l’encontre d’une loi fédérale américaine : l’International Emergency Economic Powers Act. A en croire le Financial Times, la BNP Paribas se penchait depuis 2005 sur la légalité des transactions effectuées. Le Wall Street Journal quant à lui affirme que les Etats-Unis avaient octroyé à la banque une autorisation d’opérer en Iran. Alors que les spéculations sur le montant de l’amende parlaient de chiffres situés entre 3 et 16 milliards USD, la justice a finalement tranché pour une amende record de 8.834 milliards USD pour BNP Paribas.

La BNP sera-t-elle en mesure de payer cette amende ?

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La question se pose alors si la banque est en mesure de payer cette amende, vu que les 1,1 milliard USD qu’elle avait prévu ne seraient pas suffisants. Il faut savoir alors que le paiement de cette amende poussera la banque à renoncer à ses bénéfices pour l’année 2014, alors que cette banque est l’une des plus performantes et des plus solides en Europe. D’ailleurs, l’ACPR a annoncé que la BNP Paribas était tout à fait en mesure de faire face à cette situation dans la mesure où sa solvabilité et sa situation de liquidité étaient à toute épreuve.

De plus, les amendes sont déductibles d’impôts aux Etats-Unis, ce qui devrait soulager la banque ne serait-ce qu’un peu. Par exemple, la JPMorgan était tenue de payer 5,1 milliards USD l’année dernière, alors qu’elle n’a payé au final que 2,2 milliards USD. Le doute plane toutefois sur le caractère déductible de cette amende de la BNP Paribas dans la mesure où ses bénéfices ne sont pas domiciliés aux Etats-Unis.

Les clients doivent-ils s’inquiéter pour leurs fonds ?

A ce stade, il est tout à fait légitime pour les clients de la banque de se demander si leurs fonds sont en danger. En réalité, il n’en est rien, car la banque dispose d’un fonds de garantie des dépôts bancaires. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France a d’ailleurs souligné le fait que les clients de la BNP Paribas ne devraient en rien s’inquiéter, et que le seul impact que l’amende aurait serait éventuellement la diminution des crédits octroyés.

bnp

En effet, ce serait aux fonds de garantie des dépôts et résolutions d’indemniser les clients de la banque si jamais cette dernière venait à défaillir. En cas de faillite de la banque, chaque client serait alors indemnisé jusqu’à un plafond de 100.000 euros. Fort heureusement, la BNP Paribas et un grand nombre de ses filiales sont adhérents au FGDR : cette adhésion figure d’ailleurs comme une obligation des banques souhaitant opérer en France.

20
Avr

Crise de la dette américaine : faut-il s’inquiéter ?

Les problèmes financiers auxquels doit faire face les Etats-Unis se trouvent désormais au cœur de l’actualité mondiale. Une grosse crise de la dette américaine, soit une incapacité à honorer les échéances, un déficit budgétaire considérable, des marchés du crédit affaiblis, … tout cela contribue à diminuer quelque peu la confiance des investisseurs qui auparavant trouvaient en les USA un potentiel attrayant pour faire des placements.

Pourquoi faut-il s’inquiéter ?

Il sera difficile aux Américains de redresser leur économie car si auparavant ils avaient pu le faire avec une augmentation de la croissance économique de leur consommation grâce aux multiples marchés de crédits, cette fois-ci sera plus incertain. En effet le consommateur américain ne pouvant plus affronter ses propres dettes s’est mis à l’épargne et a resserré sa ceinture au niveau de ses dépenses. Les marchés de crédits s’en sont donc retrouvés affaiblis et l’amélioration de la croissance économique par consommation en a pris un coup !

En outre, face à cette évidence, si les autorités américaines continuaient à augmenter leur masse monétaire, cela entraînera inévitablement à moyen ou à court terme une dévaluation du dollar américain, ce qui devrait fortement inquiéter les détenteurs d’actions de réserve en dollar. Et si cette tendance à la baisse perdurait (car les Américains pourraient adopter comme politique de renflouement une baisse du dollar pour une reprise de ses exportations et une limitation de la défaillance commerciale), les articles et produits américains à prix plus attractifs s’empareront du monopole de tous les marchés étrangers. Cela reléguerait les produits des autres pays au second plan.

Par ailleurs, nul n’est sans savoir que la croissance de la plus grande partie de la planète dépend d’une reprise économique des Etats-Unis, car c’est quand même le 3ème pays le plus propice aux investissements avec les meilleures des entreprises mondiales de multiples secteurs, tout en étant le leader en matière de compétitivité.

Une forte capacité américaine à s’en sortir

Cependant face à ces appréhensions, l’espoir est permis pour une amélioration de cette crise de la dette américaine. En effet, le pays américain fait partie des pays, sinon le seul, à avoir adopté une politique drastique aussi vite que possible dès que s’est déclarée la crise. Il n’y a pas de raison pour que cette fois-ci encore, il arrive à répéter l’exploit.

Les Etats-Unis annoncent des mesures exceptionnelles à partir de Février 2014

Face à la situation de leur crise de la dette, les Américains ont décidé d’adopter certaines mesures exceptionnelles afin d’échapper à un éventuel défaut de paiement de leur part. Ainsi tandis que le plafond autorisé de leur dette devrait être rattrapé, le Trésor américain avise publiquement qu’il va procéder à une suspension d’émission de bons du Trésor à faible taux d’intérêt qui étaient octroyés aux différents Etats fédérés ainsi qu’aux communes et départements du pays. Cette mesure draconienne est prise, selon les dires du ministère, dans le but d’essayer de réduire la taille de la dette de l’Etat fédéral qui se trouve d’ailleurs imposé dans le cadre de la limitation du plafond autorisé de la dette.